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Témoignages : Elles sont passionnées par leur métier dans le notariat

Confucius aurait dit un jour : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » Pour certaines personnes travaillant dans le monde du notariat, ce dicton prend tout son sens. Clerc de notaire, notaire assistante et notaire associée, les femmes qui ont témoigné pour cet article ont ce point commun : le notariat est véritablement leur passion. Pour Noha-Notaires, elles ont accepté de se confier sur leur rapport à ce métier, leurs parcours et leur envie de défendre cette profession encore méconnue. Immersion dans le quotidien de ces accros au notariat !



Pas de profil type pour les passionné.E.s du notariat


Une chose est claire : passion n’équivaut pas à vocation. Et cela semble logique : il y a peu de jeunes enfants ou même d’adolescents qui ont pour vocation de travailler dans le notariat. Pour autant, il semble qu’une fois entré dans le notariat, les femmes interrogées ont définitivement attrapé le virus du notariat. Ainsi, Claire, 24 ans et clerc de notaire, raconte : « Au début, je ne voulais pas du tout être notaire, je voulais être avocate. Ce n’était pas du tout une vocation, c’est ma tante, notaire, qui m’avait dit que c’était fait pour moi. Alors, j’ai tenté en faisant un stage d’une semaine. Le premier soir, je suis rentrée chez moi et j’ai dit à ma mère que c’était ce que je voulais faire de ma vie. »


Pour Charlotte aussi, notaire assistante en phase d’association, c’est une rencontre qui a tout changé. Après un an à la fac de droit, elle arrive dans le notariat par le biais d’une amie dont le père est notaire. « J’ai mis le pied à l’étrier avec un job d’été. Puis mes deux patrons, qui étaient véritablement passionnés par leur métier, m’ont posé un ultimatum : pour continuer à travailler avec eux, je devais poursuivre mes études et obtenir mon diplôme de notaire. Ce n’était pas du tout mon objectif au départ, mais je me suis prise au jeu. En même temps, lorsqu’on a deux patrons passionnés qui vous transmettent ça, on ne veut pas décevoir ! »


Pour d’autres, le chemin vers le notariat a été plus escarpé. Pour autant, après ce coup de foudre professionnel, il n’a jamais été question de le quitter. C’est le cas de Constance, 47 ans et aujourd’hui clerc de notaire. Après une formation juridique, elle devient commerçante et achète même en 2011 une agence immobilière. « J’ai gardé cette agence pendant cinq ans. C’était super, mais je me suis rendu compte que je ne m’épanouissais pas avec la partie commerciale. Ce que j’aimais, c’était rédiger les compromis, la relation avec les notaires. » C’est le déclic.

« J’avais 40 ans et je me suis dit que je pouvais tenter le DIMN. Je savais que ça serait costaud, car mes connaissances juridiques avaient 20 ans, j’allais devoir recommencer à Bac+4 avec des enfants à charge, un divorce, et surtout à mon âge… ».

Mais pour Constance, pas question d’échouer. À 42 ans, elle valide son DIMN. Pour autant, la vie n’est pas un long fleuve tranquille dans le notariat. Après une première expérience difficile dans une étude, elle s’accroche : « J’ai travaillé dans deux études où on m’a dit que je n’étais pas faite pour ce métier, mais moi, j’étais certaine qu’il fallait me laisser du temps. Je me suis accrochée et finalement, ça a été génial. J’ai évolué et aujourd’hui, je ne me vois pas faire autre chose. »


Enfin, pour Lize et Anne, leur passion pour leur métier les a poussées à voir plus loin et surtout, à ne pas avoir peur de leurs ambitions. Parties au départ pour obtenir le diplôme de clerc de notaire, elles ont toutes les deux continué leurs études. Leur objectif ? Le diplôme de notaire. Son parcours impressionnant, c’est Lize qui le raconte le mieux : « Je ne le cache pas, au début, j’ai commencé par le BTS notariat et la licence pro pour être clerc de notaire. Je voulais rentrer directement dans le bain du notariat, même si je savais que ça me prendrait plus de temps pour devenir notaire. » À 23 ans, elle entame un DU sur deux ans afin d’avoir l’équivalent d’un M2 droit notarial. « Je suis passionnée par ce que je fais depuis le début de mes études, c’est clair. Depuis que je suis petite, je suis attirée par les métiers du Droit. J’ai découvert le métier par moi-même en faisant un stage. L’ambiance m’a plu : l’administratif, le statut de notaire, la responsabilité,… » Anne, de son côté, a repris ses études plusieurs années après le DIMN. À 32 ans, elle attaque le DSN. « Mon parcours s’est construit petit à petit. Je pensais au départ m’arrêter au BTS, mais ça s’est fait progressivement, avec l’envie d’évoluer et d’apprendre. »


Des histoires et des parcours pas si linéaires qui démontrent que rien n’est finalement figé dans une vie professionnelle.

Un métier passionnant aux multiples facettes


Bien loin du bullshit et des réponses toutes faites, il apparaît que non seulement les nombreuses facettes du métier font vibrer nos passionnées, mais qu’au-delà de ça, leur métier matche avec leurs qualités personnelles. Et si c’était ça, finalement, la clef du bonheur au travail ? Être en adéquation avec la mission poursuivie et en phase avec les grands enjeux.


Ainsi, pour Lidwine, l’aspect essentiel de son métier est de pouvoir servir les clients. « Ce qui fait que je me lève tous les matins, c’est que je vais résoudre les problèmes de mes clients. Qu’il s’agisse d’obligations fiscales ou de publicité foncière par exemple, mon travail, c’est de leur faciliter la vie et de leur épargner ça. » Agathe, notaire assistante, apprécie également de pouvoir aider concrètement ses clients : « Pendant que je m’occupe des aspects administratifs, eux peuvent faire autre chose comme se projeter dans leur bien immobilier et je trouve ça génial. »


Du côté de Virginie, clerc de notaire, le notariat est directement lié à la relation avec la clientèle :

« J’adore passer du temps avec les clients, leur expliquer les choses avec mes propres mots. Pour autant, si je ne devais que rédiger des actes, ça m’irait aussi. Mais il ne faut pas tramer juste pour tramer. Il faut s’intéresser à ce qu’on fait, s’investir, joliment formuler ».

C’est aussi ce lien si précieux avec les clients qui passionne Constance. Après avoir travaillé comme agent immobilier, elle a retrouvé ce côté humain : « Quel plaisir d’avoir des clients qui nous remercient, qui sont satisfaits de mon travail ! Il faut aimer les gens pour faire ce travail, c’est certain. Et avoir de l’empathie. Mais au-delà de ça, j’aime aussi le côté rigoureux du monde juridique. J’ai un esprit très carré, c’est nécessaire ! » Pour Charlotte aussi, notaire assistante en cours d’association, aucun doute, le lien privilégié qu’elle noue avec les clients est ce qui lui donne le sourire tous les matins : « J’ai l’impression d’être au plus près des gens, de leur vie. Je suis là pour les conseiller dans leurs choix, et me sentir intégré au cœur des familles de cette manière, c’est passionnant. » Selon elle, pour s’épanouir dans le notariat, il est important d’être bienveillant, tout en réussissant à rester à la fois proche et distant des clients et des événements de vie : « Il ne faut pas que ça nous touche trop ».


Pour Lize, future notaire ultra-motivée, au-delà de tous ces aspects, c’est aussi le rôle de chef d’entreprise la motive particulièrement : « En tant que notaire, j’aurais tous les aspects du notariat qui me plaisent aujourd’hui tout en étant en plus à la tête d’une entreprise. J’ai envie de manager une équipe, de recevoir les actes, d’aller au bout des dossiers, en bref, d’avoir toutes les responsabilités inhérentes au métier ! »


D’ailleurs, pour toutes les interviewées, il est certain que leur passion est connue de tous. Que ce soit leur famille ou leurs amis, ils ont tous entendu parler du notariat et savent à quel point ce métier compte dans leurs vies. Charlotte raconte : « Mes proches voient bien que je suis passionnée, car je passe beaucoup de temps au travail et j’aime beaucoup en parler. Aux repas de famille, j’explique comment fonctionne une dévolution successorale ou un Pacs à mes petits cousins qui se marient, j’explique les donations à mes parents. »

Le revers de la médaille


La passion n’a pas que du bon. D’ailleurs, à l’origine, le mot passion était synonyme de souffrance subie. Pour Lidwine, notaire salariée de 47 ans, c’est son amour pour son métier qui le rend si présent dans sa vie : « C’est le problème de bien aimer son métier. Ça complique la situation et le rapport entre la vie privée et la vie professionnelle. Mais moi, je n’en changerais pour rien au monde. Mes enfants voudraient bien, mais non ! »


Mauvaise expérience managériale, clients désagréables, équilibre vie pro et vie perso compliqué,… Même les passionnées du notariat relèvent des difficultés. Et finalement, il n’y a rien de plus normal ! Au contraire, cet esprit critique démontre une véritable réflexion sur sa profession et une volonté de l’améliorer quotidiennement. Ainsi, malgré sa petite expérience dans le monde professionnel, Lize s’est déjà rendu compte que le fit humain est primordial : « Au travail, on voit directement que j’en veux et que je ne me laisse pas faire. Dans plusieurs études, ça n’a donc pas matché. L’esprit d’équipe n’existe pas, ou difficilement dans les équipes. Il y a peu d’études qui se tournent vers le management, et je pense qu’il faudrait travailler sur ça. De ma petite expérience, j’ai vu des amis partir en dépression à cause d’une réflexion, de la pression des clients ou parfois de patrons pas toujours faciles. C’est un métier qui demande beaucoup de rigueur et je suis convaincue que la passion nous arme plus à affronter tout ça. »


Charlotte, elle, actuellement en cours d’association, relève avoir parfois du mal à trouver sa nouvelle place : « Ce n’est pas toujours simple d’insuffler ma passion aux collaborateurs, de les intégrer dans le management. Je suis vraiment dans l’entre deux : je comprends leurs demandes, je m’interroge sur comment améliorer les choses et en même temps, je me rends compte qu’en tant que notaire, je ne prends peut-être pas assez de temps pour les salariés. » Une position de manager parfois difficile à apprécier.


Pour d’autres, les petits désagréments du notariat sont à relativiser. C’est le cas de Constance : « Lorsque des gens se plaignent du notariat, je réponds à chaque fois que ce n’est pas le métier qui veut ça, ce sont les gens. Les gens mal élevés qui vous disent qu’il faut fixer un rendez-vous le samedi soir par exemple ! On retrouve ces mêmes personnes dans d’autres métiers. Si vous devenez secrétaire médical, les gens vous parleront aussi comme à un chien… Il ne faut pas gâcher sa vocation et son amour de son boulot pour un faux problème. L’autre difficulté, c’est la pression. Parfois, dans des études, on vous presse comme un citron, et là, en revanche, il faut oser changer. Il y a, quelque part, une étude qui vous convient. Il ne faut pas rester malheureux. » De même, pour Virginie :

« Tout est une question d’ajustement de salaire et de contraintes et obligations. Lorsqu’on est passionné par son travail, on est très impliqué et on n’a pas forcément un retour à la hauteur de cette implication. C’est ce qui peut créer un mal-être. Mais ce n’est pas mon cas : je le savais que le notariat n’était pas un métier aussi rémunérateur que d’autres métiers juridiques. Et parfois, il y a certaines heures supplémentaires qu’on ne devrait pas faire ! »

Et s’il ne fallait garder qu’un souvenir


Petit florilège des plus beaux souvenirs made in notariat :


« Mon plus beau souvenir dans le notariat, c’est ma rencontre avec ma patronne actuelle. Je l’ai rencontré dans ma précédente étude et on s’est tout de suite très bien entendues. Elle a impulsé mon évolution et mon indépendance. Je l’ai suivi, et c’est mon mentor. Je pense que je n’aurais jamais évolué sur autant de points dans une autre étude. » Anne


« J’ai traité une belle succession, du genre qu’on pourrait voir dans un téléfilm. Les gens n’avaient rien et on leur a apporté une bonne nouvelle, genre, vous héritez du grand-oncle d’Amérique. Ils ont pu s’acheter un bel appartement à Paris alors qu’ils n’avaient jamais rien eu à eux. » Virginie


« C’était peu de temps après mon arrivée dans l’étude où j’ai travaillé 10 ans. Nous avions comme clients une famille d’agriculteurs, vraiment, on avait beaucoup de dossiers avec eux. On a fini par recevoir les enfants pour leur contrat de mariage, leur achat, une adoption, une donation, la succession ! C’était des signatures papiers qu’on faisait le midi. Mon patron m’amenait chez eux et on signait sur la grande table de ferme avec tout le monde autour. On était au cœur de la famille, du début à la fin, de la génération des grands-parents aux petits enfants. Et en plus, ils étaient très sympas. » Charlotte


« Dans mon ancienne étude, j’ai fait l’adoption simple par le conjoint de jumeaux qui devaient consentir à leur adoption pour le changement de nom. Ils avaient 14 ans, ils signaient pour la première fois de leur vie. Les adoptions, ce sont toujours des chouettes moments avec beaucoup d’émotion. Ils s’étaient entraînés avec moi à faire leur signature et c’était très touchant. » Lidwine


« Le fait d’avoir retrouvé une de mes profs de CP sur un dossier complètement par hasard. » Claire


« Ce n’est rien de délirant, mais par exemple le fait d’assumer un dossier ! J’avais un dossier où on avait fixé une date de vente, les clients étaient hyper stressés, c’était impossible de décaler le rendez-vous. Mais certaines pièces n’étaient pas parties : je me suis rendu compte que je n’avais pas le CU ni la renonciation de la mairie. Alors, j’ai décidé de ne pas leur dire, ni à eux, ni à l’agent et de prendre tout le stress sur moi. J’ai géré seule, j’ai réglé le problème et finalement, à la signature, ils étaient ravis ! » Constance



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