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Témoignages : Ils ont rencontré l’amour à l’étude.

Selon un sondage OpinionWay, un salarié sur quatre serait déjà tombé amoureux d'un de ses collègues de travail. Un chiffre pas si étonnant quand on pense au nombre d’heures que l’on passe au travail, et encore plus dans le notariat ! Nous sommes donc allés à la rencontre de ces notaires, clercs de notaires, comptables, qui ont rencontré leur moitié dans les couloirs de l’étude. C’est parti pour des témoignages profondément « feel good » qui font plaisir à lire.



Lorsque la relation professionnelle devient amoureuse


Toutes les relations amoureuses débutent par une rencontre qui vient changer le cours d’une vie. C’est souvent l’arrivée d’un nouveau collègue ou un entretien d’embauche qui, des semaines ou des années plus tard, débouchent sur une nouvelle histoire. En passant son entretien d’embauche, Sonia*, la quarantaine et mariée, ne se doutait absolument pas qu’elle vivrait aujourd’hui une très belle histoire d’amour avec le notaire titulaire. « Pendant l’entretien, je n’ai pas du tout imaginé qu’il pourrait se passer quelque chose entre nous. Physiquement, c’est un bel homme donc je dois avouer que je l’ai trouvé bel homme. Mais je n’étais pas du tout dans cet état d’esprit. Pour moi, il était hors de question de vivre avec une personne avec qui je travaille. Et en plus, là, c’était mon patron, c’était impensable ! ». Entre eux, les choses se sont faites progressivement. Le confinement et le changement des locaux de l’étude a permis un rapprochement entre eux, notamment via des déjeuners d’équipe. La relation purement professionnelle s’est lentement transformée en quelque chose de plus flou : « Nous sentions bien qu’il y avait quelque chose entre nous, même si les messages n’étaient pas très clairs. J’étais mariée, mais ça n’allait plus avec mon conjoint depuis quatre ans. J’ai alors pris la décision de divorcer et se passerait ce qui se passerait… Il ne s’était encore rien passé entre nous, mais je sentais bien que ce n’était pas normal. » Leur histoire s’est construire naturellement, en dehors de l’étude. Depuis deux ans, ils vivent une relation épanouie.


Marie et Jean, quant à eux, ont d’abord été amis pendant quelques années. Lui était marié, mais les choses ne se passaient pas très bien dans son couple.


« On se voyait beaucoup, huit heures par jour, tous les jours… Ça s’est fait simplement, le rapprochement était évident. Nous avions des points communs, le travail aussi. Aujourd’hui, nous sommes ensemble depuis quatorze ans ! »

Caroline, elle, à trouvé l’amour avec le comptable de l’étude ! « J’ai rencontré pour la première fois celui qui allait devenir mon mari en 2006. Il était alors le comptable stagiaire, et je n’y ai pas prêté attention. Il est revenu à l’étude quelques années plus tard. J’étais alors en couple, mais très malheureuse. Nous avions une relation purement professionnelle, nous ne nous intéressions pas vraiment l’un à l’autre. C’est quand je suis devenue célibataire que notre relation est devenue amicale. D’ailleurs, tous mes ex-copains étaient jaloux de lui, alors même qu’il ne se passait absolument rien ! ». Les verres en dehors de l’étude, dans le même groupe d’amis leur ont permis de faire plus ample connaissance, et un soir, les choses sont allées plus loin. « Nous ne voulions pas forcément nous mettre en couple. On est restés quelques mois à seulement fricoter ensemble car de son côté, il avait peur que cela pose des problèmes au travail. Et puis, nous sommes tombés amoureux. »


Pour Nina, ça n’a pas non plus été le coup de foudre au premier regard lorsqu’elle a rencontré son futur mari : « C’était mon premier jour à l’étude. Une collègue m’a présenté Jules, mon amoureux. Sur le coup, je me suis dit qu’il était habillé comme un serveur kitch ! Mais il avait l’air sympa, et surtout, il a cherché à me mettre à l’aise. Il était très bienveillant, et même s’il allait passer notaire salarié, il ne cherchait pas à avoir l’ascendant sur les gens. » Pas de coup de foudre au premier regard, certes, mais un coup de foudre rapide néanmoins :

« Quelques jours après, il m’a proposé de déjeuner dans son bureau. Nous avons beaucoup discuté, et j’ai eu un véritable coup de foudre. Mon coeur a commencé à battre plus fort et les jours suivants, on s’est beaucoup parlé, il y avait une véritable attirance entre nous. »

Après des échanges par sms, il vient un soir la rejoindre à son bureau et l’embrasse. « Je me disais que j’étais folle, que je ne venais d’arriver depuis à peine trois semaines à l’étude, … Mais c’était plus fort que moi ! »

Des débuts souvent discrets à l’étude


À la quasi-unanimité, tous ces couples ont décidé de garder leur relation secrète à leurs débuts. Et on comprend parfaitement pourquoi : ambiance pas forcément très bienveillante à l’étude, peur d’être mal vu en raison de l’ex-conjoint, crainte de créer des « histoires »,… Il est compréhensible de vouloir bien séparer sa sphère personnelle de sa sphère professionnelle. Marie, clerc de notaire, le résume ainsi : « Je n’avais pas envie que nos patrons puissent dire que le temps que nous passions ensemble sur notre lieu de travail était du temps perso, alors que c’était très souvent uniquement professionnel. » Sonia, qui habite désormais avec le notaire titulaire de l’étude ne souhaitait, elle, pas détériorer ses relations avec ses collègues : « Je m’entends très bien avec mes collègues, je ne voulais pas qu’ils croient que j’avais des passes-droit. Je souhaitais continuer à travailler comme n’importe quelle salariée. Et c’est ce qu’on maintient encore aujourd’hui : il n’y a pas de favoritisme dans les dossiers. J’y tiens. »


Pour rester discrets, toutes les méthodes sont bonnes. Les techniques de dissimulation de Nina et de son mari vous arracheront forcément un petit sourire : « Lorsque nous venions en bus, l’un de nous descendait avant l’autre. Quand on venait en voiture, je devais me baisser sur le siège ! J’avais l’impression qu’on faisait l’irréparable, alors qu’en réalité, on ne faisait rien de mal. »


Finalement, seule Caroline n’a pour ainsi dire pas eu le choix de s’exprimer sur son nouveau couple avec son collègue comptable : « Ma patronne l’a appris par le biais de quelqu’un d’extérieur à l’étude. Une fois qu’on a su qu’elle était au courant, nous avons été lui le dire officiellement. Elle avait peur qu’en cas de séparation, cela crée une mauvaise ambiance à l’étude. C’est normal, avec un jeune couple, on ne sait jamais. Et encore maintenant d’ailleurs ! On se dit qu’il ne faudrait pas que notre relation tourne mal. En tant que collègues, c’est compliqué de se projeter dans ce cas de figure. Il faudrait surement qu’un de nous deux quitte l’étude. Mais maintenant, cela fait onze ans, nous sommes mariés, nous avons deux enfants. Tous les collègues ont été invités au mariage ! »


Dans tous les cas, les collègues, voire les patrons, avaient de sérieux doutes avant d’avoir confirmation. Pour Nina, c’est lorsqu’elle a voulu poser un jour de congé en même temps que son compagnon pour lui faire une surprise que son patron a compris. « Notre patron était un peu une diva qui adorait les ragots. Il a voulu qu’on lui raconte tout. Beaucoup de nos collègues ne voyaient pas d’un très bon oeil qu’on soit ensemble. Quelques semaines après, nous avons décidé de démissionner tous les deux, le même jour. Ça n’a pas été très bien accueilli. Nous en avions marre de nous cacher, mais c’est un tout qui nous a donné envie de partir. »


Pour Marie également, l’annonce a été tardive : « Aujourd’hui nos collègues sont au courant, mais pendant très longtemps ce n’était pas le cas. Lui avait quelqu’un, et le fait de quitter une personne pour une autre, c’est toujours mal vu. Tout le monde l’a appris le jour où je suis partie de l’étude. Mais trois ans après, je suis revenue à l’étude. Entre temps, il est passé notaire salarié. Tout le monde le sait maintenant. À l’époque, nos patrons s’en doutaient un peu. Ils n’ont pas été surpris, plutôt contents même, qu’un couple se soit formé à l’étude ! »


Du côté de Sonia, en couple avec le notaire titulaire de l’étude, une collègue était au courant depuis le tout début. « La formaliste de l’étude est une amie à lui. Elle a donc été au courant dès le début, même avant moi puisqu’il tâtait le terrain auprès d’elle ! Puis nous en avons parlé progressivement au reste de l’étude tout en restant discret au travail. On s’entend tous très bien alors ils ont tous été contents. On peut les considérer comme des membres de la famille : on se voit à l’extérieur, on fait des repas chez nous, c’est très convivial ! »


Et il y aussi ces devins, ceux qui avaient senti, avant même les intéressés, qu’ils se passeraient quelque chose : « Certains collègues nous ont dit que c’était une évidence, que ça se sentait, que ça se voyait. Avant même qu’il ne se passe quoi que ce soit, notre chef comptable m’avait dit qu’il se passerait quelque chose et que nous finirions ensemble ! » (Marie)

Vivre d’amour et de notariat


Être en couple avec son collègue, ou ancien collègue, c’est également partager ses galères professionnelles quotidiennes. Pour toutes les personnes interrogées, travailler dans le même secteur est un véritable avantage. « On se comprend vraiment. Comme on fait le même métier, on arrive mieux à se soutenir. Une personne qui ne travaillerait pas du tout dans le notariat ne comprendrait pas les pleurs, les ras le bol, les angoisses, les réveils au milieu de la nuit pour écrire le nom d’un dossier sur un petit bout de papier,… ! » (Marie)


Pour Sonia, le fait d’être désormais en couple avec son patron a renforcé son implication au sein de l’étude : « Je faisais déjà des heures supplémentaires avant, mais là, je me sens encore plus impliquée professionnellement. Je me fais peut-être plus de soucis pour les dossiers que mon conjoint d’ailleurs !. » Marie, clerc de notaire, et son compagnon, notaire salarié ont quant à eux de beaux projets dans le notariat : Ouvrir une étude ensemble. Malheureusement, les tirages au sort n’ont pas encore été concluants pour eux. « Nous avons de la chance en amour, mais pas là-dessus ! ». Travailler dans le même secteur permet effectivement d’avoir des projets et ambitions communs, ce qui un avantage non négligeable !


Si travailler ensemble a des aspects très pratiques, comme prendre une seule voiture pour faire les trajets, ou déjeuner systématiquement ensemble, cela signifie aussi passer beaucoup de temps ensemble. Trop même ? Ce n’est pas l’avis des personnes interrogées.


« J’ai déjà eu une relation où je partais au travail le matin et je n’avais aucune nouvelle de mon conjoint jusqu’au soir. Là, on se voit toute la journée, on déjeune ensemble le midi avec les collègues et on fait la même profession. Et pour moi, ma relation actuelle est beaucoup plus fluide et beaucoup plus simple, même au niveau de la communication. » (Sonia)

De la même manière pour Caroline, cette proximité est bénéfique pour son couple : « Tout le monde nous demande si ce n’est pas trop dur de nous voir tout le temps, mais nous sommes comme ça, c’est notre manière de vivre ! Au contraire, c’est ne plus travailler dans la même étude qui serait difficile. Nous sommes ensemble toute la journée, le soir nous pouvons nous occuper des enfants. Si cela devait changer, il faudrait trouver un nouveau fonctionnement dans notre vie de famille. »


Mais comme tout le monde, ces couples n’échappent pas aux ponctuelles prises de bec. Ils sont plusieurs à le reconnaitre : c’est parfois difficile de faire la part des choses et de mettre de côté les problèmes de la maison au bureau. Le code -universel- en cas de conflit ? Les portes des bureaux fermées. Tous les collègues l’ont bien compris !


Mais quelle place prend le notariat dans ces couples ? Sans surprise, ils répondent tous : une grande place ! Mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, bien au contraire. Les couples interrogés qui ont eu des enfants le disent spontanément, ce sont les « bébés de l’étude ». Tous les collègues les connaissent et les ont vu grandir. Au fil des discussions, on sent un véritable esprit de famille au sein de ces études.


« Lorsque j’étais enceinte, nous avons fait une séance photo. Nous avions le droit d’amener des objets qui symbolisaient notre vie. Nous avons donc amené une Marianne ! J’ai posé avec le palet sur le ventre. Pour nous, c’est ce qui représente notre couple et c’était une évidence qu’il y ai tune Marianne sur nos photos. » (Marie).

*Les prénoms ont été modifiés



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