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Les cinq plus gros clichés sur le notariat... et comment y répondre

Noël arrive à grand pas, et avec c’est le retour des cadeaux, du champagne, des moments en famille, mais aussi des inévitables discussions qui fâchent. Lorsqu’on travaille dans le notariat, c’est souvent toute l’année qu’on a le droit à un lot de réflexions désagréables sur ce métier. Mais pendant les fêtes de fin d’années, c’est souvent pire. Bien qu’épuisés par le mois de décembre, notaires comme collaborateurs cherchent à défendre leur profession. Pour éviter de se retrouver à court d’arguments, nous avons préparé des réponses factuelles et concrètes pour répondre aux clichés les plus répandus sur le notariat.



Le notaire est un homme, pas très fun, dans la soixantaine.


Aujourd’hui, le notaire type à 44 ans, et c’est une femme. En effet, l’âge moyen des notaires ne cesse de baisser. Chez les « notaires Macron », c’est encore plus jeune : 39 ans en moyenne.

De la même manière, plus de 53 % des notaires sont à ce jour des femmes. La profession se féminise à vitesse grand V, puisqu’elles ne représentaient que 34 % des notaires en 2005.


Le dernier argument à sortir de votre poche ? Depuis la loi Macron, les notaires de plus de 70 ans doivent cesser leurs fonctions. On est bien loin de l’image poussiéreuse du notaire qu’on voit dans nos films français.


Quant à l’aspect fun, on vous laisse prouver vous-même le contraire !

Être clerc de notaire ou notaire, c’est uniquement faire de la paperasse.


On imagine souvent les notaires et leurs collaborateurs gratter à la main des dizaines et des dizaines de pages. Si la rédaction et l’administratif correspondent en effet à une part importante du métier (on ne va pas se mentir), il ne s’agit heureusement pas des seules activités dans le notariat. Qu’on soit notaire ou collaborateur, une partie du travail consiste aussi à conseiller les gens, à les écouter et à les soutenir dans des moments difficiles, parfois à célébrer avec eux des moments forts, à se creuser la tête sur des vraies problématiques juridiques, à rencontrer des partenaires, des confrères, etc etc…


Et puis, n’hésitez pas à dire à vos proches que vous aussi, vous aimeriez avoir moins de paperasse à faire, mais que pour le coup, c’est imposé par l’État… Ça rassemble toujours de critiquer ensemble les décisions de l’État.

On est notaire de père en fils.


Pour le coup, c’était vrai… Mais avant. Il est important de rappeler que pour être diplômé notaire aujourd’hui, il faut faire sept années d’étude : une licence en droit, un M1 puis un M2 sélectif, puis poursuivre avec l’école du notariat en alternance pendant deux ans. La sélection est rude, seuls les meilleurs dossiers sont sélectionnés et dans les faits, se sont très majoritairement des femmes. Par conséquent, en 2020, 72 % des nouveaux diplômés en notariat étaient des femmes.

Aujourd’hui, seuls 15 % des notaires seraient « fils ou fille de ».




Les notaires se font beaucoup d’argent sur le dos de leurs clients.


Parmi les idées reçues sur le notariat, celle-ci est probablement la plus ancrée et celle qui fait le plus de mal à la profession. Puisque les chiffres sont toujours plus parlant que les grands discours, il est important de rappeler que sur une vente immobilière, sur les frais payés par un acquéreur (communément appelés à tort « frais de notaire »), seul 1/10 ème revient au notaire (source). Le reste des frais correspondent en réalité à des débours et à des impôts. En effet, les notaires sont des collecteurs d’impôts pour l’Etat, les départements, et leurs tarifs sont réglementés.


Par ailleurs, il est toujours pertinent de rappeler qu’en principe, le conseil des notaire est gratuit, et que les notaires ne peuvent pas refuser de dossiers. La marge réalisée sur certains actes permet alors de compenser les dossiers à perte qui ne peuvent être refusés.

Le notariat est archaïque.

Cette idée reçue est relativement facile à détruire : ensevelissez vos détracteurs sous une tonne d’informations. Par exemple :

  • Le notariat a été la première profession en Europe à certifier la signature électronique sécurisée en 2007,

  • La visioconférence (sécurisée) est en place dans la profession depuis 2016

  • La chambre des notaires de Paris a créé en 2018 un fonds d’investissement dédié à l’innovation,

  • Pendant le premier confinement, les notaires ont su réagir et un décret les a autorisés à établir un acte notarié sur support électronique même en l’absence d’une ou des parties à l’acte.


Alors, prêts à passer des fêtes de fin d’années -plus- sereines ?



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